*STRESS* L'angoisse et le stress des parents d'enfants hospitalisés

Je fais du bénévolat dans une association dont le but est « d’adoucir » par notre présence et nos paroles les longues journées des malades hospitalisés.

Chaque bénévole est donc responsable d’un étage de l’hôpital une fois pas semaine (parfois plus),   hôpital qui est spécialisé dans les maladies cardiaques. « Mon étage » est le quatrième, celui des transplantés et de tous ceux qui ont subi une opération plus ou moins grave touchant au coeur : pacemaker, opération à coeur ouvert,  etc… L’étage comporte aussi une unité de soins semi-intensifs et c’est aussi celui  de la pédiatrie. Jusqu’à vendredi dernier, je ne m’étais jamais aventurée dans cet aile de l’hôpital.

MA RENCONTRE AVEC DES BÉBÉS ATTEINTS DE MALADIES GRAVES

Pourquoi ? Si vous voulez que je vous donne une réponse honnête,  voir de petits enfants ou des ados en souffrance était au- dessus de mes forces (j’ai l’habitude hélas des adultes malades mais pas des enfants) , cependant sachant que le vendredi personne de notre association n’allait les voir, je me suis lancée.

enfant en souffrance

Quatre bébés dont le plus vieux n’avait pas sept mois étaient dans leurs berceaux, plein de tubes, de machines, entourés d’infirmières et d’aide-soignantes et d’une grand- mère donnant le biberon à sa petite fille d’un mois qui me dit : « elle n’est même pas encore allée chez elle ». Je peux vous assurer que voir ces petits bouts déjà dans une telle souffrance m’a totalement bouleversée.

L’infirmière responsable m’a demandé de rester auprès d’une petite fille (6 mois) dont les parents totalement épuisés venaient juste de partir prendre une collation. J’ai donc tenu la petite menotte de Diane qui, opérée depuis peu,  montrait sur son petit visage une souffrance qui faisait peine à voir. Difficile de dormir avec des tuyaux partout mais vaillamment elle essayait. Nous sommes restées ensemble un petit moment, moi faisant de mon mieux pour lui envoyer un maximum d’amour et de force.

Puis les parents sont revenus. Un visage ravagé, délavé par les pleurs et l’insomnie, une angoisse palpable et ces questions qui pouvaient se lire sur leurs visages : « va-t-elle s’en sortir, va-t-elle vivre ? « . Le père un peu gauche qui frottait doucement le dos se son enfant,  la maman attentive à laisser toujours la petite Diane avec sa tétine et moi qui me disait :

« comme ces parents peuvent-ils tenir le coup ? qu’est-ce qu’il y a de pire que voir un enfant, son enfant dans un hôpital soumis à une opération chirurgicale grave avec des risques énormes (même si tout le monde dit que maintenant c’est facile et sans risques. Remarquez ceux qui disent cela n’ont jamais été confrontés à ce type d’angoisse et de stress ) ?

 

Cette rencontre n’était pas le fruit du hasard (je ne crois pas au hasard  mais je m’en expliquerai dans un autre article). Le lendemain je reçois ma feuille d’impôts . Coup de bambou sur la tête, ma mauvaise déclaration de revenus (je m’en suis rendue compte après) avait permis aux impôts de me faire « bénéficier » du taux maximum d’imposition.

Première réaction ? Assommée, désespérée puis, rapidement (après une demi-heure quand même) j’ai pensé :

« Bon, Sylviane on se calmer si les parents de Diane avaient à choisir entre une feuille d’impôts un peu salée et voir leur fille en pleine santé que penserais-tu qu’ils choisiraient ? ». Je sais,  je sais que ce n’est pas drôle de débourser de l’argent mais vraiment pour tous ceux qui sont malades et qui lisent ces lignes pensez-vous que quelqu’un hésiterait quant à la réponse ? Non, bien sûr.

 

Alors vous vous demandez pourquoi j’ai écrit cet article  et quel est le résultat de mes cogitations sur le sujet en titre ? Eh bien au risque de me répéter comme je vous l’ai déjà dit dans mon podcast sur la gratitude, en voyant ces petits êtres en souffrance, j’ai pensé à nous tous, hommes et femmes qui souvent ne savons pas apprécier ce que nous avons dans notre vie et  je vais encore vous dire (rabâcher serait le mot le plus exact)  au risque de paraître saoulante:

 

DONNEZ LA VALEUR À LA PERSONNE QUE VOUS ÊTES .Vous êtes UNIQUE avec vos qualités et vos vulnérabilités,vous n’êtes pas Carla Bruni et alors ?

 

Bravo, bravo

APPRÉCIEZ CE QUE VOUS AVEZ. Les personnes du troisième âge disent souvent : « oh, le plus important à notre âge c’est la santé » FAUX, ARCHI-FAUX . Être en bonne santé est une richesse incommensurable du premier jour au dernier.


SI VOUS ÊTES STRESSÉ, ANGOISSÉ, posez-vous la question :

 » d’ici un an qu’en sera-t-il de mon stress, la raison de mon stress d’aujourd’hui sera-t-elle encore valable dans un an ?  Nous pourrions nous éviter pas mal de stress rien qu’en se posant ces petites questions. Nous alimentons et nous nous alimentons du stress alors BASTA

et si votre problème stressant perdure rappelez-vous cette phrase du Dalaï-Lama :

Si vous avez un problème qui ne peut être résolu, pourquoi se stresser ?

et s’il peut l’être alors pourquoi se stresser ?

 

Et puis et puis ….. Dites à tous ceux que vous aimez combien  VOUS LES AIMEZ. 

je t’aime, je t’aime, je t’aime

Exercice : Dites au moins trois fois par semaine à l’un de vos proches combien vous êtes heureux (se) de l’avoir dans votre vie et TOUS LES SOIRS remerciez l’Univers, le Ciel ou le Dieu de votre choix de tous les bienfaits dont la vie vous abreuve (santé, joie d’avoir des enfants, d’être en vie, d’avoir du travail ou un bon système de santé , etc…)

La sagessedit un précepte chinois est de désirer encore ce que nous possédons déjà

 

Je vous donnerai de temps en temps un lien  (ou plusieurs) de collègues blogueurs qui peuvent vous intéresser

Aujourd’hui trois blogs parlant d’enfants :

http://www.apprendre-a-etre-parent.com/

http://www.supersparents.com/

http://www.mamansorganise.com/

 

et je vous dis À TRES BIENTÔT

 

11 commentaires
  1. […] (source) Cette entrée a été publiée dans Bambou, avec comme mot(s)-clef(s) angoisse, coup, enfant, imposition, parents, revenu, sesp, stress. Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien. ← ALLEZ LES BLEUS !!! Soyez courageux, enthousiastes, solidaires … Oui, la rencontre des bouches est la plus parfaite, la plus divine … → […]

  2. Merci pour cet article Sylviane, il nous rapelle la chance que nous avons de vivre en bonne santé !

  3. Merci Sylviane pour cet article « terriblement humain » !
    et puis aussi pour être présente et donner de ton amour !

    On peut évidemment se lamenter, car c’est déchirant de voir ces petits êtres souffrir, de voir aussi la souffrance des parents … mais bien plus que des lamentations, agir c’est plus constructif !

    Une présence, un sourire, une embrassade, un mot, un regard, et parfois on peut alléger le poids du fardeau de l’autre, même si on ne s’en rend pas compte … alors il ne faut pas se priver de le faire !
    Il n’est demandé à personne d’être mère Teresa ou l’abbé Pierre, chacun peut faire quelque chose à sa mesure, même si ça paraît peu, ça compte, chaque goutte d’eau compte !

    Et puis la gratitude comme tu dis, remercier l’univers, nos ancêtres, nos parents, la vie pour tout ce que l’on est, ce que l’on a, ce que l’on comprend, ressent, etc., valoriser et se sentir redevable dans le bon sens du terme, être reconnaissant parce-que l’on doit toujours quelque chose à quelqu’un, et une manière de remercier, c’est de mener ces actions comme celle que tu mènes !

    Très bien cette phrase du du Dalaï-Lama :

    «  » Si vous avez un problème qui ne peut être résolu, pourquoi se stresser ?

    et s’il peut l’être alors pourquoi se stresser ? «  »

    Bien des gens, face à la souffrance des autres ont peur de ne pas savoir que dire … en fait ce n’est pas obligatoire de parler, simplement « être présent » sincèrement, humainement !!!

    Voilà, encore merci Sylviane car je me rends compte qu’on n’est (que je ne suis) jamais trop reconnaissant envers la vie !

    A bientôt !

    Philippe

  4. Touchant…merci de nous rappeler que dans nos petits moments de difficultés
    – il y en a qui endure beaucoup plus…
    – qu’on peut trouver autour de soi des personnes comme toi qui sont là pour nous écouter, nous accompagner…
    Au fait…bonne idée de citer des blogs avec une thématique
    commune à ton article…Merci encore de donner…Karine

    Au fait

  5. Bjr, et quand on le vit de prêt ça change la vison des choses on ne vit plus pareil après une épreuve comme cela, surtout lorsque le petit être malade s’en va !!!! j’ai perdu l’an dernier mon petit fils âgé de 32 mois !! atteint d’une maladie orpheline !! depuis je me reconstruis !! amitiés

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