*STRESS* Êtes-vous un saule pleureur

 Quand j’étais toute petite, nous vivions mes parents et moi au bord de la Marne et chose curieuse il y avait des tas de saules pleureurs au bord de la rivière qui me laissaient une impression de tristesse. Pourquoi ?

 

Probablement parce qu’ils n’avaient pas cet air enthousiaste et joyeux des autres arbres avec leurs branches feuillues qui pointent vers le ciel. Des arbres qui vont à la recherche du soleil, qui ont l’air de s’élancer vers la vie.

Depuis, je n’ai pas changé d’avis à leur sujet, ils me paraissent toujours aussi tristes et ployant sous une charge de soucis et de problèmes (c’est une image)

Les saules pleureurs paraissent chargés de toute la misère du monde, ils laissent leur feuillage traîner ver le sol pour certains, d’autres sont si touffus et tellement denses qu’on ne voit même plus ni leurs troncs et encore moins les branches, d’autres penchent dangereusement semble-t-il vers l’eau qui a l’air de les attirer.

Alors me direz-vous C’EST un article sur la botanique  ? 

Non mais en regardant ces images de saules pleureurs j’ai fait le parallèle dans ma tête entre ces arbres et tout un tas de gens autour de nous.

  • Avez-vous remarqué combien certaines personnes se plaignent, combien ils accusent la crise, les autres, leur enfance, leurs parents, la malchance , les ci, les ça ?
  • Comment ils sont toujours en train de pleurer, de subir, d’être malheureux, d’être victimes …
  • Avez-vous entendu les larmoiements de la plupart des gens qui viennent à la radio, TV, dans les journaux et qui se plaignent de tout et de tous

Attention, je ne suis pas en train de parler ici tous ceux qui sont victimes de cataclysmes naturels, de maladies ou de circonstances indépendantes de leur volonté (quoique … là encore loi d’attraction si en vogue en ce moment pourrait expliquer certaines choses mais ce sera le sujet d’un autre article)

victimite

LA VICTIMITE EST UNE MALADIE TRÈS EN VOGUE

Les pauvres victimes qui ne sont jamais responsables de rien, forcément puisque ce sont les AUTRES QUI,  À CAUSE DE … que …

C’est la faute du temps  si …

C’est la faute de la crise si …

C’est à cause de … que ils n’ont pas réussi, gagné, atteint leurs objectifs,

C’est la faute du collègue, de la hiérarchie si le poste convoité est allé à un autre

C’est la faute à pas de chance si …

Les autres ont de la chance, EUX, 

Ils ont eu une enfance heureuse, EUX

Leurs parents avaient de l’argent, À EUX

Si j’avais eu tout ça MOI, j’aurais fait, obtenu, été ...

Les mots qu’ils emploient,: «ce n’est pas juste, c’est toujours la même chose, je n’ai vraiment pas de bol, ça recommence , c’est la faute à, c’est pas de ma faute si … et

Ils ont tous un point commun :

 CE SONT TOUJOURS LES AUTRES QUI SONT LA CAUSE DE LEURS MALHEURS –

C’EST TOUJOURS À CAUSE DE QUELQUE CHOSE OU DE QUELQU’UN QU’ILS N’ONT PAS RÉUSSI

ILS N’ADMETTENT JAMAIS AVOIR UNE PART DE RESPONSABILITÉ DANS CE QUI LEUR ARRIVE

BREF, ILS NE SE REMETTENT JAMAIS EN QUESTION

Victime ou responsable

CE SONT DES SAULES PLEUREURS,

Toujours en récriminations, lamentations, en train de pleurnicher, avec tous les malheurs du monde sur le dos, toujours tourné vers le bas, avec une vie sans beaucoup de soleil, stressés, mal dans leur peau, en colère, frustrés, pessimistes, presque toujours en train de tomber dans un malheur ou une histoire triste (et parfois certains tombent pour de bon), en pleine victimisation. 

et je connais bien ce problème puisque j’ai été un saule pleureur pendant des lustres.

Ce n’était jamais de ma faute (aujourd’hui je dirais plutôt ma RESPONSABILITÉ) si je n’étais pas heureuse,si je n’étais pas bien dans ma peau, forcément puisque j’avais toujours l’impression que tout le monde se liguait contre moi, que la terre entière m’en voulait À MOI PERSONNELLEMENT

Je peux même vous avouer qu’il ne m’était jamais passé par la tête, mais vraiment jamais qu’il pouvait en être autrement, j’étais née sous une mauvaise étoile. Point. J’étais TOUJOURS en pleine VICTIMISATION, je souffrais de VICTIMITE AIGÜE

LA VICTIMISATION c’est le nom qu’on donne celui ou celle qui n’accepte JAMAIS sa part de responsabilité dans ce qui lui arrive et qui est l’éternelle victime du contexte. On dit qu’il ou elle fait de la victimite ou qu’il ou elle est en pleine victimisation.

C’était comme j’étais AVANT (ça ressemble à une pub célèbre) 

ALORS QUAND  ET COMMENT VINT LA LUMIÈRE ?

À un moment de ma vie, j’ai connu deux années apocalyptiques, mais vraiment apocalyptiques, j’étais complètement au fond du trou. Ma prof de graphologie me parle d’un atelier de développement personnel de trois jours sur lequel elle ne pouvait me donner aucun détail (bizarre, bizarre) mais qui, elle en était certaine, allait m’aider.

(kesako développement personnel,  je n’avais jamais entendu parler de ça c’était il y a quand même quelques décades et peu de gens parlaient de ça à l »époque). Impossible de vous dire pourquoi je l’ai crue et pourquoi j’ai accepté de participer à un truc dont je ne savais rien du tout. J’ai dû penser que de toute façon, au, point où j’en étais ça ne pouvait pas être pire, le fait est que je me suis inscrite.

 

OU JE DÉCOUVRE DES TRUCS QUI NE ME PLAISENT PAS DU TOUT, MAIS ALORS PAS DU TOUT

 Et alors là, mes amis, quelle désillusion, voilà que j’apprenais que j’étais responsable de ma vie, que j’étais négative parce que en plus j’étais aussi responsable de mes pensées et avais une part de responsabilité dans tout ce qui m’arrivait !!!

Quels charlatans franchement. Je m’étais bien fait avoir. Ça t’apprendra ma pauvre Sylviane (pensais-je ulcérée) à faire confiance bêtement.

N’importe quoi,  j’avais une part de responsabilité dans tout ce qui m’arrivait non mais franchement quelle bê-tise !!! quel attrape-nigauds !!!

 Je freinais debout sur la pédale de freins. Révoltée, en colère, prête à en découdre avec ma prof de grapho, elle allait voir ce que c’était de se moquer du monde !!! J’ai failli abandonner (je n’étais pas la seule) 20 000 fois

L’atelier a duré pratiquement 3 jours et une bonne partie de la nuit. Nous étions tous vannés, exténués et je pense que tout était voulu bien sûr.

À la fin du 3è jour, les défenses commencèrent à s’effriter. Je ne dis pas que j’adhérais, pas encore. Seulement la fatigue aidant, le doute commença à s’installer et une fois une brèche ouverte je me suis tout de suite passionnée pour le livre offert à la fin du stage  «les pouvoirs de votre subconscient de Joseph Murphy».

J’étais «mûre» probablement (ou tout simplement au fond du puits) pour envisager de faire autre chose de ma vie.

 

COMMENT PASSER DE LA VICTIMITE À RESPONSABLE DE SA VIE ?

Petit à petit, il m’a fallu :

  • découvrir que rien n’est jamais blanc ou noir mais souvent dans les tons de gris
  • prendre conscience que j’avais une sacrée tendance à ne pas prendre ma responsabilité dans ce qui m’arrivait.
  • admettre que la vérité est toujours au milieu (pas facile à admettre)
  • comprendre que dans tout les problèmes qui surgissaient et m’empoisonnaient la vie j’avais une part de responsabilité.
  • me rendre compte que je tombais toujours dans les mêmes ornières,  faisais toujours les mêmes erreurs,

Alors quand mon compagnon m’a envoyé deux fois à l’hôpital pour mauvais traitements graves, j’avais une part de responsabilité ? Ça c’est la meilleure, c’est lui qui me tue à moitié et j’ai une part de responsabilité, vous n’allez pas me faire avaler ça. C’était quand même moi la victime NON ?

  • Dur à admettre mais mon auto-estime étai, à cette époque,  au niveau de la colle à moquette alors j’ai «attiré (encore la fameuse Loi d’Attraction) un homme qui me traitait COMME MOI JE ME TRAITAIS, c’est-à-dire MAL, SANS AUCUNE CONSIDÉRATION.

Les gens vous traitent comme vous-même vous vous traitez ce qui semble juste en effet,  pourquoi attendre de la considération des autres si vous-mêmes pensez que vous ne valez rien, que vous n’êtes rien ou pas grand-chose ?

Alors tous les problèmes familiaux, professionnels, etc … j’avais aussi ma part de responsabilité ? (dur à avaler aussi)

Je n’avais pas appris à l’époque ce que les mots ESTIME DE SOI voulaient bien pouvoir dire et j’ai pu me rendre compte depuis, professionnellement et personnellement,  que c’est le problème fondamental de tous les états de mal-être de la plupart de nos frères humains (même le matamore qui essaie de vous en mettre plein la vue n’est qu’un petit garçon apeuré qui ne veut pas le montrer)

 

ALORS MAINTENANT J’AI UNE BONNE ET UNE MAUVAISE NOUVELLES

La bonne c’est que vous pouvez arrêter de jouer votre rôle de VICTIME et commencer à DEVENIR RESPONSABLE DE VOTRE VIE et croyez-moi votre vie va se transformer radicalement (j’en suis l’exemple vivant)

La mauvaise, c’est qu’il va falloir travailler et qu’au début vous allez devoir vraiment fournir des efforts mais le résultat en vaut la chandelle

DONC,  

si vous avez tendance à vivre perpétuellement des situations d’échecs amoureux ou professionnels,

si vous pensez toujours que vous n’avez pas de chance,

si vous avez tendance à avoir toujours le même type de comportements qui ne mènent à rien

si vous avez tout de suite les mots : «ce n’est pas de ma faute» dès que quelque chose ne va pas comme vous voulez

si vous avez plutôt tendance à vous apitoyer sur votre sort, à larmoyer, vous plaindre,

si vous pensez que ce sont les autres qui, …

si vous avez tendance à accuser Pierre, Paul et toute la famille de votre malheur

Alors vous faites de la victimite et il n’y a pas d’antibiotique pour ça, il faut juste vous prendre en mains. Pas rigolo mais là encore personne ne peut le faire pour vous.

Vous ne pourrez jamais changer votre passé mais vous pouvez changer le regard que vous avez sur lui et vous pourrez

DEVENIR UN CHÊNE (ou à l’arbre que vous voulez moi j’aime bien les chênes), devenir un être

qui s’élance vers la vie plein de vitalité et en pleine conscience

en faisant quoi ?

par exemple  lisez les articles que j’ai écrits « changez de perspective » 

ou  celui « le bonheur une question de choix »

 

A très bientôt

 

CREDITS PHOTOS

 Samyra Serin

nicolas_gent

Groume

 

38 commentaires
  1. Ton article m’a interpellée…mais je n’ai pas le même ressenti que toi. Pour moi le saule pleureur est un protecteur et amène de la fraîcheur.Ce n’est pas du tout un arbre qui m’attriste.
    J’ai trouvé ces infos à son sujet: »Originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et d’Asie centrale, le saule blanc vit le long des cours d’eau et sur les sols périodiquement inondés et joue un rôle important pour la consolidation des rives. Il sert à la production d’articles de vannerie dont les meilleurs sont fournis par la sous-espèce vitellina. »
    Je n’oppose pas non plus le roseau et le chêne mais plutôt comme le poème le chêne et le roseau. L’un étant puissant mais fragile à cause de sa rigidité, et l’autre tellement fin et tellement résistant grâce à sa souplesse!
    Pour le fond de l’article je suis tout à fait en harmonie avec toi sur l’importance de prendre la responsabilité de sa vie et sur le travail personnel que cela implique. Il n’y a que les métaphores qui me poussent un peu à la contradiction!

  2. Merci Martine pour ton commentaire

    Tant mieux si tu n’as pas la même approche du saule pleureur, c’est la diversité d’opinions qui fait la richesse de notre bonne vieille terre.

    Et c’est aussi là qu’on voit combien il est essentiel de ne pas penser que NOUS DÉTENONS LA VERITÉ, la carte du monde n’est pas le monde et avoir toujours ça en tête permet de comprendre les autres, mieux de se mettre à leur place pour comprendre.

    Le saule pleureur, je ne le déteste pas ce n’est tout simplement pas un arbre qui m’attire même si par certains côtés je le trouve beau (l’arbre pas les saules pleureurs humains)

    A bientôt

  3. Bonjour Sylviane,
    J’aime bien le nom de cette maladie « La victimite »
    Je l’utiliserai, si tu permets.
    C’est vraiment un super article qui nous emmène de la certitude d’être victime à cette prise de conscience, ô combien difficile que nous sommes responsables.
    Et que ça fait mal, d’ouvrir les yeux sur cette idée !
    C’est un accouchement, mais ensuite commence la vraie vie…
    Et ça vaut vraiment le coup !
    Merci, prends soin de toi et à bientôt
    Luc Mister-no-stress

  4. Bonjour Sylviane,

    Merci pour ce très bel article ! En effet, je pense que ton sujet va résonner chez beaucoup de tes lecteurs, moi la première. 🙂

    En revanche, je ne regarde plus depuis très longtemps les nouvelles à la télé et dans les journaux à sensation. Je refuse systématiquement de rentrer dans le jeu des médias et des conversations des fidèles téléspectateurs qui entretiennent avec délectation pessimisme et catastrophisme.

    Je suis adepte depuis toujours de la prise en charge de sa vie privée et professionnelle et de sa santé. Sans reporter la faute de ses échecs et de ses erreurs sur le gouvernement, ou d’autres institutions… Mais dans le plus profond de son cœur, oui il y a du travail à faire, pour accepter sa responsabilité en tout, et l’éveil demande du travail.

    Pour ce qui est du saule pleureur, j’ai toujours aimé cet arbre pour sa légèreté et sa souplesse et l’abri qu’il offre pour se cacher et observer. 🙂

    Bien amicalement,
    Christine

  5. Merci Sylviane pour cet article très intéressant. Nous sentir victime dévore notre énergie et nous empêche de trouver des solutions.

  6. Bonjour, Christine,

    Je ne déteste pas le saule pleureur loin de là mais il m’évoque tout ce dont je parle dans l’article mais c’est aussi vrai que ce que tu en dis, ainsi que Martine, me font réfléchir, n’est-ce pas le but de nos articles pour les autres mais aussi pour soi-même ?

    Mes années de jeunesse n’ont pas été des plus faciles donc le saule pleureur est un mauvais ancrage pour moi mais cela m’a donné une excellente idée d’articleet je garde vos impressions qui ne peuvent que m’enrichir

    Et comme tu le dis si bien, il y a du travail à faire

    Merci à toi

  7. Bonjour Sylviane,

    Quel bel article ! Ah, la victimite, ils sont nombreux à l’avoir attrapée.
    Je l’appelle l’excusite, mais je t’assure que c’est la même maladie. Le terme n’est pas de moi , non plus, mais je ne sais plus ou je l’ai entendu. Peut être dans « la magie de voir grand ».
    Aidons les à se soigner en les responsabilisant. Et n’oublions jamais, que nous aussi un jour, nous avons été des « malades ».
    Amicalement
    Christian

  8. Et voici un message arrivé par mail et que Franck m’a autorisé à reproduire

    « Bonjour Sylviane
    Très heureux de recevoir de toi cet e-mail
    Je suis un fonceur
    Je ne condamne personne sur mon malheur »

  9. Sylviane
    Je suis émerveillé par ton courage et ta sincérité de reconnaitre et de partager cette expérience.Elle est vraiment la situation de plusieurs personnes.Moi qui suis pasteur, je suis confronté à cette réalité le long de journée en dialogue pastoral où les plaintes, accusations, murmures, lamentations pleuvent. Ils ne sont pas nombreux ceux qui reconnaissent leur responsabilité

  10. Je suis un fonceur, tort ou raison toute la responsabilité est mienne Si je n’agit pas ainsi, personne ne voudra me sortir de ma situation
    Un tel élan du cœur me prévient des soucis et des plaintes
    Ainsi mon bateau ne prend pas l’eau. Il faut pas forcer le changement de l’autre, toi change et cela peut déclencher un effet de domino pour la famille, les voisins, les collègues voir même le patron

  11. Salut Sylviane,

    Mais c’est beau un saule pleureur

    Prenez un rameau et il donnera rapidement des racines qui n’attendront que de rejoindre la terre nourricière pour se développer vigoureusement et donner un arbrisseau qui résistera là où d’autres seraient incapables de survivre, cherchant volontairement dans le sol la moindre source de vie.

    Il est fort. Il est fier et montera rapidement vers le soleil pour devenir un arbre majestueux dont les branches, ornées de magnifiques bouquets de feuilles donnant des reflets argentées, ploieront vers l’eau, source de notre vie. Dans les pays de chaleur il abritera les amoureux à la recherche de fraicheur, d’un peu d’intimité tout en s’abritant des morsures des rayons brulants du soleil.

    Si j’étais comparé à un saule pleureur je n’en rougirais pas.Est-ce un commentaire sur la botanique?
    Non. Mais on n’est pas toujours ce qu’on donne l’impression d’être.

    Les gens qui se plaignent de la responsabilité des autres dans leurs malheurs ne sont-ils pas parfois réellement des victimes qui extériorisent des sentiments réels d’injustice contre lesquels il est impossible de lutter avec leurs maigres moyens.

    Perdre son travail n’est-il pas une conséquence de la crise mais surtout l’énorme difficulté d’en retrouver pour sauvegarder sa famille et ses biens ne justifie-t-elle pas des cris d’angoisse?
    Le développement personnel peut-il à lui seul suffire à soulever des montagnes.

    N’est-ce pas parfois qu’un grain de sable insignifiant face au gigantisme des problèmes rencontrés et dont on est pas nécessairement responsable? Si relever la tête et se remettre en question est une bonne chose, sera-ce la solution à tout.

    Je sais, déformation professionnelle oblige, je me fais l’Avocat du diable.Tout n’est pas blanc ou noir.

    Mais les nuances en ce domaine sont infinies, je dirais même que l’individualité de chaque cas en est une une.

    Je connais un gars qui a eu un accident de voiture dans lequel on l’a déclaré décédé et qui n’a survécu que grâce à sa volonté. Il n’en tire par ailleurs aucune fierté. On l’a où on ne l’a pas. Pourquoi, comment? Il ne sait pas. Il n’avait jamair rien fait dans sa vie qui pouvait laisser penser qu’il aurait cette volonté. Que du contraire.
    Mais après, il s’est plaint, de tout, de rien, mais souvent avec raison face aux trop nombreuses difficultés qu’ils devaient affronter.

    Cela lui a fait touché le fond mais il a décidé de réagir, il a sorti la tête hors de l’eau et a pu reprendre sa vie (et la survie de sa famille) en main.
    C’est bien et cela pourrait donner raison à ce que tu écris.

    Mais même après s’être ressaisi ses problèmes étaient toujours là. Et le principe de « la faute à » n’était pas dénuer de bon sens.
    Je ne le développe pas ce serait trop long, mais le connaissant assez bien (j’espère) je sais qu’il avait raison.

    Etait-il un cas particulier comme ceux dont tu parles au début de ton article?
    Je ne pense pas. Chacun saigne du cœur en fonction de sa sensibilité et de ses moyens de réagir.

    Ne jetez pas la pierre à ceux qui se plaignent et cherchent peut-être à trouver des responsables autres que leur propre personne.

    C’est l’expression d’une douleur intérieure. C’est un appel au secours face a des problèmes qu’ils sont malheureusement incapables de solutionner eux-mêmes parfois avec la meilleure volonté du monde. Non! Il n’est pas possible de tout gérer, de tout accepter, de tout surmonter.

    L’interférence des autres dans votre vie est une réalité et si vous tombez par terre c’est peut-être parce qu’un autre vous a fait un croc en jambe.
    Vous n’en êtes pas responsable et pourquoi ne vous en plaindriez-vous pas?

    Et si vous n’avez pas la force de vous relever c’est peut-être parce que vous avez la jambe cassée.

    Mon pote en revenant de quelque jours de vacances ouvre son courrier et le croc en jambe était là.
    Le service des finances des personnes handicapées lui sucrait son allocation d’intégration qui représentent un tiers de ses revenus.

    Pour lui, je sais que c’est une situation catastrophique. Alors, il se plaint. Il est considéré invalide à 80% mais non, le plafond (bas comme un ciel d’orage) de ses revenus l’empêche de continuer à bénéficier de l’indemnité. Il hait le système, il hait les autres qui l’ont créé.

    Et avec la meilleure volonté du monde et toutes les méthodes de développement personnel possible, la situation est inextricable.
    De plus en plus de gens font de la « victimite »? En Belgique une personne sur 7 vie en-dessous du seuil de la pauvreté. Une augmentation fulgurante depuis la « faute à la crise ». Est-ce être un faible de s’en plaindre?

    Et si quelqu’un vous dit « je suis mal, c’est la faute à » ne le méprisez pas, il a peut-être tout simplement raison et pourquoi alors devrait-il obligatoirement garder sa rancœur au fond de lui-même. Pourquoi ne pourrait-il pas dénoncer une injustice? C’est tout simplement humain. Un peu d’humilité quand même.
    Que le héros qui n’a jamais pensé ou dit qu’un facteur extérieur pouvait être responsable de sa situation me jette la première pierre.

    Non, vraiment, tout n’est pas aussi simple.
    @+
    Christian.

    P.S.: Pas un peu long, là 🙂 ?

    Et même si il faut être fier et réactif

  12. La dernière phrase n’a rien à voir, c’est le début d’un chapitre que je vous ai épargné. Si c’est resté en dessous du commentaire, c’est « la faute à pas de chance »…

  13. Re,
    Oh mais l’article est loin de ne pas me plaire que du contraire.
    Je lançais juste une petite réflexion comme ça, en l’air.

    Se plaindre et larmoyer est tout à fait différent. Ok. En ce sens c’est vrai que je me suis un peu fourvoyé par rapport à ce que tu écris.

    Mais pour peaufiner mon propos, dans toutes les expériences particulièrement malheureuses (et c’est un euphémisme)que toi et tes proches ont rencontré aurais-tu trouvé « anormal » que quelqu’un pousse en coup de gueule! Pas se lamenter sur son sort bien sûr, mais simplement extérioriser sa rage. N’est-ce pas au moins parfois arrivé intérieurement.

    Et comment être toujours sûr que celui qui se plaint n’est pas en même temps quelqu’un qui réagit.

    D’où m’a réflexion en ce qui concerne le saule pleureur « on est pas toujours ce qu’on donne l’impression d’être ».
    Le saule à l’air de pleurer mais il est en fait fort et volontaire (c’est pour ça que je me suis étendu sur le côté botanique de la chose).

    Je n’aurais pas été choqué de t’entendre te plaindre du système lorsque tu as eu tes difficultés professionnelles. Pourquoi non?

    Mais aurais-je pu faire instinctivement la différence entre quelqu’un qui se plaint à juste titre mais qui va se prendre en main et quelqu’un qui larmoie et se laisser aller?

    Je me plaint (enfin, mon copain) mais en fait j’exprime une opinion et je pense que l’on ne peut pas me le reprocher. Mais moi, je sais que je vais rebondir.

    D’autres pourrait avoir une approche différente et penser que je larmoie?

    Ils seront remis en place quand j’aurai fait la preuve de ma réaction.

    Moi, j’ai retiré tout ce qui pouvait être positif de mon accident, il m’est même arrivé de dire que cela avait été une bonne chose sous certains aspects, et je ne me suis jamais lamenté sur mon sort puisque de toute façon trop heureux de m’en être sorti.

    Et si on m’entend dire que j’ai mal c’est parce que j’exprime l’idée que je dois arrêter de faire ce que j’ai entrepris, en général au dessus de mes forces. Quand jedis « c’est la cata, on a plus un balle » c’est l’expression d’une réalité pas un larmoiement.

    Ce que que je voulais lancer comme idée dans mon commentaire (ce qui crée une certaine polémique), c’est qu’il faut faire attention à BIEN faire la différence entre ceux qui pratique la « victimite » ou « l’excusite » (très bon) et ceux qui expriment une idée (ouverture d’un débat contre un système par exemple) ou un état de fait sans avoir l’intention de se laisser aller pour autant et qui ont la ferme intention de réagir positivement.

    Donc, à mon avis, attention, ceux qui se plaignent ne sombrent peut-être pas dans la « victimite »pour autant. Nuance. Le contexte social (par exemple) augmente le nombre de plaignant et c’est un phénomène que je trouve naturel.

    Mon fils a fait ses études de soudeur et il est…déménageur. je ne le blâme pas quand il se plaint du contexte de crise de même que mon ainé qui travaille dans la construction métallique et qui est trop souvent en chômage économique parce que la crise fait que son entreprise n’a pas assez de commandes.

    Pour autant ils ne se « lamentent » pas sur leur sort.

    Et le « merde, putain, foutu système, c’est dégueulasse, on est foutu » que j’ai lancé en ouvrant mon courrier est une expression purement idéologique d’un mouvement contestataire par rapport aux réformes sociales qu’il y aurait lieu d’envisager en période de crise (ouah).

    Je crois qu’on est d’accord là-dessus.

    N’attendons pas de recevoir de l’aide et fonçons, d’accord mais ne croyons pas que le nombre de gens qui se plaignent sont des gens qui ne relèveront pas la tête. Et je suppose qu’on est d’accord aussi sur le fait que humainement cela n’est pas à la portée de tout le monde.

    Quand, justement, aux autres qui sont abattus, comme je l’ai été un temps et comme tu sembles l’avoir été un moment, donnons leur la main pour leur sortir la tête hors de l’eau ou donnons leur un coup de pied au cul pour les aider à voir les choses en face.

    J’ai été assez mal pour savoir que la victimite est une maladie mais qu’elle se soigne.

    Et comme a dit magnifiquement Christian, a ceux qui s’en sorti d’aider les autres à guérir (plutôt que de leur cracher à la gueule comme certains le font trop souvent dans ce monde de compétitivité).

    Voilà, voilà.

    Peut-être le sujet est-il trop vaste à mon idée et que le résumé de celle-ci prête un peu à polémique.

    En tous cas, il n’était pas question de critiquer en quoi que ce soit le contenu de ton article qui est un exemple de positivité par rapport aux drames que tu as rencontrés.

    J’espère avoir pu me faire comprendre et en définitive je crois bien que nous parlons de la même chose mais que je voulais simplement apporter une précision.

    Et j’arrête parce que j’ai surtout l’impression de me répéter.

    Positivement tous.
    Christian.

  14. Bonjour Sylviane, ton stage de développement personnel m’a fait penser à ma dernière grande claque, ça fera bientôt un an, j’en parle ici : http://lesphrasesdezenie.com/prenez-soin-de-vous/.

    Moi aussi j’ai entendu des choses qui ne m’ont pas plu du tout…et ça a été le début d’une autre vie ensuite.

    Pour l’avoir vécu, je sais que de revenir sur des épisodes douloureux de sa vie nécessite beaucoup de courage et comme tu le dis, on est tellement au fond du trou que l’on a plu de résistance…on a tellement cherché pourquoi sans trouver d’autres réponses que « c’est comme ça  » que l’on est prêt à entendre une nouvelle interprétation de tout ça, au point où on en est…et c’est là qu’arrive une nouvelle lumière au combien salvatrice…

    à bientôt

    zenie

  15. Bonjour Sylviane,
    J’ai découvert cet été un tout petit village en Dordogne sur la Vézère avec une promenade au bord de l’eau pleine de saules pleureurs qui offraient une ombre bienvenue.
    A priori, j’ai bien aimé les saules mais ils ne me rappellent rien de mon enfance non plus!
    Je vois que tu parles de la responsabilité à 100% dans une vie.
    Pour y adhérer il faut le vouloir, cette conscience ne vient pas naturellement.
    Sans la notion de psychogénéalogie ou de karma (dans le sens cause/effet bouddhiste), il y a des mésaventures qui paraissent des injustices pures dans cette vie.
    Pourtant, nous acceptons volontiers quand nous héritons d’une somme de nos parents.
    Mais nous ne voulons rien savoir des dettes que nous pouvons aussi contracter dans notre arbre généalogique. Et pourtant, si vous sommes nés dans cette famille, nous sommes responsables…pas coupables.
    Et comme c’est nous qui souffrons, nous avons intérêt à faire quelque chose pour notre souffrance plutôt que d’attendre que la société nous prenne en charge.
    Moi j’ai pris une claque quand j’ai rencontre Hew Len, celui qui transmet la méthode Ho’oponopono.
    J’ai eu du mal à avaler que j’étais aussi responsable de tous les problèmes que je croisais, même ceux que je vois à la télé et qui me touchent.
    C’est pourtant cette conscience qui a changé ma vie.
    Au vu des commentaires, je comprends que la pilule soit difficile à avaler mais quel chemin de coeur depuis!

  16. Merci Hannah,

    Toi aussi tu as pris une claque mais figures-toi que lorsque j’ai lu Ho’opon opono grâce à mon parcours j’ai envisagé de façon positive le fait que nous avions une part de responsabilité dans tout ce que nous attirons dans notre vie.

    Il y a une trentaine d’années, j’aurais crié à la fumisterie (enfin comme je le décris dans l’article) aujourd’hui c’est une réalité que je ne mets absolument pas en doute car nous sommes tous liés les uns aux autres et je t’avouerai que je fais systématiquement oponopono dès que quelque chose me chagrine, me choque ou m’ennuie.

    Et ça marche, je le garantis mais il faut entrer dans la technique (pas vraiment dure) et adhérer INCONDITIONNELLEMENT on se sent beaucoup mieux après avec une composante essentielle NE PAS AVOIR D’ATTENTES QUANT AUX RÉSULTATS

    Merci à toi

  17. Bonjour Sylviane,

    En effet, les grands esprits se rencontrent.

    Bravo pour te livrer avec une telle authenticité.
    Lorsque l’on prend conscience que nous sommes la cause de tous nos maux, c’est peut-être paradoxal, mais quelle libération.

    Et quand tu regardes le jeu des médias, tout est fait pour « victimiser » les gens, au lieu de les rendre responsables.

    Alors, moi aussi je choisis de « devenir un – Hêtre – 😉 qui s’élance vers la vie, plein de vitalité et en pleine conscience ».

  18. Bonjour Sylviane,

    Depuis déjà un certain nombre d’années, j’ai pris conscience de cette vérité (que nous sommes responsables de ce qui nous arrive dans le sens où nous devons prendre la responsabilité de le transformer, de lâcher prise, de pardonner, etc.).

    Moi aussi je pratique le Ho’oponopono et je continue à travailler sur moi, car je suis loin d’être parfaite et d’avoir atteint les buts que je poursuis.

    Amour, gratitude et patience sont des clés qui ouvrent toutes les portes.

    Il me reste un bout de chemin à faire et j’y travaille un peu chaque jour. J’avance avec la conviction que je peux me transformer.

    Heureusement qu’il y a des articles comme le tien, des ouvrages de qualité, des personnes ouvertes d’esprits et des ateliers pour toute personne désireuse de se prendre en charge (avec de l’aide extérieure lorsque nécessaire).

    Je suis en train de lire un bouquin où l’on dit que l’on ne doit pas chercher à éliminer la tristesse et la colère. Ce serait comme essayer d’enlever l’air dans un verre vide. La tristesse et la colère sont des manques d’amour.

    En mettant de l’amour dans sa vie (en ne critiquant jamais par exemple), en regardant ce que l’on aime et en détournant son regard de ce que l’on n’aime pas sans jamais juger, on met de l’amour dans sa vie. Déjà en en critiquant pas et en ne s’indignant pas, on met de l’amour dans notre vie et ça n’empêche pas la compassion.

    Amicalement,

    Sco!

  19. Bonjour Sco,

    J’ai découvert il y a plus de deux ans un livre extraordinaire sur le pardon et ensuite Ho’oponopono mais je vais en parler dans un prochain article.

    Merci pour ton commentaire si sympathique mais tu oeuvres aussi très bien pour la pais … des ménages

    Etre en paix avec les autres passent d’abord par être en paix avec soi et Gandhi disait un peu ça (je ne me souviens pas de la phrase exacte mais de son essence) :
    « change d’abord en toi ce que tu veux changer dans le monde

  20. […] utile pour éviter discussions et stress au bureau Enfin, un article paru sur SOS-STRESS : Etes-vous un saule pleureur ». Non ce n’est pas un article sur la botanique mais sur un phénomène de société LA […]

  21. […] Pour plus de renseignements lisez l’article «ETES-VOUS UN SAULE PLEUREUR ?» […]

  22. Merci bcp pour cet article que je trouve très parlant pour moi en ce moment.Oui,je veux devenir un bel arbre enraciné, avec de belles racines et des feuillages tournés vers le ciel.Les saules pleureurs me rendent triste ! Je me suis reconnue à travers ces phrases et cette attitude…Merci pour cet éclairage qui me fait réfléchir…
    Bonne soirée à vous…

  23. Bonsoir, tout vient de cette question valable pour tout un chacun : voulez-vous être responsable de votre vie ou vous prendre en charge et devenir responsable ? Tout est là et ce n’est pas parfois facile de se sortir de notre rôle de victime. Bon courage

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